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L'Armée de l'Armistice est dissoute au moment où les Allemands envahissent le sud de la France (novembre 1942).
Le 2e BCP va, à ce moment, accomplir une mission éphémère pour la défense de Toulon. Elle se terminera rapidement avec le sabordage de la Flotte.
Au moment de cette dissolution et au cours des mois qui suivirent, nombreux furent les cadres et les chasseurs qui, s'ils ne passèrent pas par l'Espagne pour rejoindre l'Armée Française en Afrique du Nord, se retrouvèrent dans les maquis.
Certains de leurs combats illustrent l'histoire de cette période, notamment celui des Anciens du 27E BCA au Plateau des Glières qui a glorieusement motivé la onzième inscription au Drapeau* dont les chefs, le capitaine Anjot et Tom Morel, furent tués.
Dès 1944, plusieurs formations des maquis vont reprendre spontanément les « marques » des Chasseurs. Ces formations, dont les éléments viennent de tous les horizons de la Résistance, puisent dans la Tradition les forces de leur combat. On retrouve ainsi dans la lutte contre l'envahisseur près de vingt numéros de Bataillons qui poursuivent leur action contre les « poches » de l'Atlantique, ou dans les rangs de la Première Armée et de l'Armée des Alpes, ou même dans ceux de l'Armée US. C'est ainsi que l'on verra des Unités de Chasseurs entrer dans Metz aux premiers rangs du 20e CA US et plusieurs d'entre elles terminer la guerre en Allemagne, en Autriche et en Italie.
(*) Tandis que les anciens du 6e BCA constituaient le maquis du Vercors avec les futurs généraux Leray et Costa de Beauregard.
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