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Le 8 mai 1945, lorsque l'Allemagne vaincue cesse le combat, de nombreux bataillons de Chasseurs, qu'ils soient à pied ou alpins, ont été réorganisés et ont repris officiellement leur place dans l'ordre de bataille de l'Armée Française.
Pendant la période qui suivra l'armistice on trouve :
- en France : les Premier, 5e (dirigé sur l'Algérie en 1945), 17e et 31e.
- en Allemagne : les 2e, 4e, 8e, 16e, 19e, 20e, 24e, 29e et 30e.
- en Autriche : les 6e, 7e, 11e, 13e, 15e et 27e (à partir d'août 1945, époque à laquelle la 27e Division Alpine, venant des Alpes, relève la 41 Division Marocaine).
La période qui suit est marquée par de nombreuses dissolutions et créations d'unités ainsi que par des changements de stationnements. L'Armée Française se réorganise pour faire face aux exigences et aux missions du moment en Métropole, Allemagne et outre-mer.
L'Indochine et l'Algérie vont alors revoir les Chasseurs au combat.
Décembre 1946 : en Indochine, une compagnie de marche composée de volontaires des 6e, 111e, 13e, et 27e BCA est dirigée sur l'Extrême-Orient où elle est incorporée au 110e RI dans le Centre Annam. En raison de l'esprit de Corps qu'elle manifeste, cette unité est autorisée à garder les marques «chasseur » : béret et appellation. Elle se signale dans de nombreux combats (notamment au poste de Dat Do Phong où la section issue du 13e BCA « fait Sidi-Brahim »). Son chef, le capitaine Dessertaux tombe au Champ d'Honneur le 25 septembre 1947 à la tête de ses Chasseurs.
1947 : au Maroc, le 10e BCP devient «Bataillon Parachutiste de Chasseurs à Pied ». Dès 1950, il est engagé au Tonkin où sa belle conduite au feu mérite au Drapeau l'inscription «Indochine » et deux palmes à son Fanion avec la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre des TOE.
Août 1952 : le 10e est dissous pour donner naissance au 3e Bataillon de Parachutistes Vietnamiens, un des noyaux de qualité de la nouvelle armée en formation.
Algérie : En 1954, pour faire face aux événements, le nombre de bataillons de Chasseurs est porté à 27, dont 19 seront effectivement engagés. Ce sont les 4e, 5e, 6e, 7e, 10e, 12e, 14e, 15e, 16e, 17e, 19e, 20e, 22e, 25e, 27e, 28e, 29e, 30e et 31e.
C'est sous l'écusson du 7e que le sous-lieutenant de réserve François d'Orléans, descendant direct du créateur des Chasseurs, tombera le 11 octobre 1960, en Kabylie, à la tête de sa section.
1962 : au moment où se termine la campagne d'Algérie, de nombreux bataillons de Chasseurs sont dissous, alors que ceux qui sont maintenus vont stationner en France ou en Allemagne.
1976 : après la dissolution du 22e BCA à Nice, il ne subsiste plus que 12 Corps d'Active qui se répartissent en 3 spécialités :
- 5 bataillons alpins : 6e, 7e, 11e, 13e, 27e dans les Alpes ;
- 6 groupes mécanisés : 2e, 8e, 16e , 19e , 24e en Allemagne, Premier en France (Reims) ;
- 1 groupe du type « Régiment Motorisé de Division Blindée » : le 30e en France (Lunéville).
Les Corps alpins ont seuls gardé le nom de « Bataillon ». Les Corps mécanisés et motorisés ont pris le nom de « Groupe ».
Enfin, dans les Réserves, ont été recréés 8 Corps :
4 bataillons alpins dans les Alpes et sur la Côte d'Azur :
- le 15e, dérivé du 11e BCA
- le 22e, dérivé du 159e RIA
- le 53e, dérivé du 13e BCA
- le 67e, dérivé du 27e BCA.
3 bataillons de Chasseurs à Pied, en Alsace :
- les 10e, 29e, 31e.
- 1 groupe de Chasseurs à Pied, en Champagne :
- le 41e, dérivé du Premier GC.
La « Refondation » de l'Armée de Terre entraîne à partir de 1990 de très nombreuses dissolutions et le maintien de seulement 4 corps « Chasseurs ».
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